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Atos bascule son ERP 51·çÁ÷S/4HANA vers le Cloud avec l’offre RISE with SAP

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Le cœur du système d’information d’Atos, comprenant 42 systèmes et 500 interfaces, a été basculé vers le cloud Microsoft Azure, au travers de l’offre RISE with SAP. Un projet mené en seulement 9 mois par les équipes d’Atos.

Atos est un des leaders mondiaux des entreprises de services du numérique, avec une présence dans 71 pays et un effectif de 105.000 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires annuel de près de 11 milliards d’euros. Atos est un acteur engagé : partenaire des Jeux olympiques et paralympiques depuis 2001, le groupe met également en œuvre une stratégie net-zéro visant à la fois à atteindre la neutralité carbone en interne, mais aussi à proposer des services et produits décarbonés à ses clients.

Jusqu’alors, Atos hébergeait son système d’information dans ses propres datacenters, dont l’ERP Nessie. Une offre basée sur des solutions SAP, ayant basculé en 2020 vers l’ERP Intelligent . Fin 2020, l’entreprise a décidé de migrer Nessie vers le cloud.

« Plusieurs raisons ont mené à ce choix, explique Frédéric Aubrière, DSI groupe d’Atos. Chaque changement opéré sur un SI on-premise se traduit par des dépenses d’investissement (CAPEX), qu’il faut valider auprès de la direction financière. Avec le cloud, la discussion peut se recentrer sur les seules dépenses d’exploitation (OPEX), ce qui participe à lever certains verrous. En déléguant la gestion des infrastructures à un hyperscaleur, nous libérons également des ressources IT internes, qui peuvent se concentrer sur leur cœur de métier. Enfin, la crise sanitaire a démontré que la flexibilité apportée par le cloud était un atout pour les entreprises. »

Un des arguments mis en avant par est que le cloud est devenu suffisamment mature pour supporter des workloads critiques. « Pendant longtemps, le cloud a été réservé à des systèmes connexes, l’ERP restant hébergé sur site. Aujourd’hui, le cœur du SI n’est plus un terrain interdit au cloud. J’estime qu’il peut et doit basculer vers le cloud. ». En migrant le cœur de son système d’information vers le cloud, Atos entend lancer un message fort en direction des entreprises qui hésiteraient encore à adopter ce modèle de déploiement. Le projet est donc particulièrement stratégique pour le groupe. « Ce que nous avons réalisé avec notre SI, nous pouvons le faire pour celui de nos clients », confirme Frédéric Aubrière.

Un projet mené à bien en seulement 9 mois

Atos a mis en Ĺ“uvre tout son savoir-faire – et la force de frappe de ses nombreux experts – pour rĂ©aliser cette migration en un temps record. Le choix s’est portĂ© sur l’offre , avec un dĂ©ploiement effectuĂ© sur les infrastructures Microsoft Azure de Francfort. Un choix stratĂ©gique lĂ  encore, les serveurs utilisĂ©s dans ce datacenter Microsoft Ă©tant des Bull Sequana S. Du matĂ©riel conçu par Bull, filiale d’Atos, et certifiĂ© SAP, avec des instances pouvant atteindre les 12 To en scale up (et plus d’une centaine de tĂ©raoctets en scale out).

Le projet a démarré fin 2020. Dès avril 2021, le système de test basculait en live, suivi par les instances de développement et de qualité. L’instance de production est entrée en fonction le 13 septembre 2021, soit environ 9 mois après le début du projet. Un tour de force de la part d’Atos. Si l’ERP a été migré sans modifications majeures, le périmètre du projet reste en effet particulièrement important. « Nous avons migré notre ERP vers le cloud, mais aussi l’ensemble des systèmes connexes gravitant autour de lui », explique Frédéric Aubrière. Au total, 42 systèmes ont été migrés et 500 interfaces. 5000 tests ont été effectués afin de couvrir un large spectre de cas d’utilisation.

« Hormis quelques ajustements dans les paramètres de connexion, la bascule a été transparente pour les utilisateurs. Le portail MyAtos est toujours accessible de la même façon et permet toujours d’accéder aux mêmes services. Notre SI est par ailleurs toujours aussi stable et performant. » Les performances des infrastructures correspondent jusqu’à maintenant au cahier des charges d’Atos, avec un SLA de 99,7% et un RPO très proche de zéro (30 minutes). « Nous allons exécuter un dry run du DRP dans les prochains mois, afin de mesurer le délai de reprise d’activité de notre SI », confie le DSI d’Atos.

51·çÁ÷BTP et dĂ©carbonisation en ligne de mire

Avec son contrat unique, l’offre RISE with 51·çÁ÷est un facteur de simplification lors du passage au cloud. « Avoir un unique contrat, signĂ© en direct avec SAP, nous permet de nous affranchir de la complexitĂ© de la tarification des hyperscaleurs, confirme FrĂ©dĂ©ric Aubrière. C’est une forme de contrat plus confortable pour les clients et apportant une meilleure prĂ©dictibilitĂ© sur les coĂ»ts. RISE with 51·çÁ÷nous permet Ă©galement de conserver notre code et nos applications. Il permet de basculer vers le cloud de façon non violente, en respectant les processus et spĂ©cificitĂ©s du groupe. »

Une fois le SI stabilisĂ© et les processus calĂ©s entre 51·çÁ÷et Atos, l’entreprise compte travailler sur la prochaine gĂ©nĂ©ration de son ERP. Au menu, un nettoyage du code spĂ©cifique et son adaptation Ă  la 51·çÁ÷Business Technology Platform (51·çÁ÷BTP). En parallèle, une connexion avec certains services Microsoft Azure va ĂŞtre mise en place. Autre tâche confiĂ©e Ă  la DSI d’Atos, la dĂ©carbonation du fonctionnement de sa nouvelle plate-forme cloud. L’élasticitĂ© propre aux infrastructures cloud devrait permettre au groupe d’ajuster les ressources au plus près des besoins. L’objectif d’Atos est d’atteindre la neutralitĂ© carbone d’ici 2028.