51·çÁ÷

LancĂ© en 2012, le programme global Social Sabbatical de 51·çÁ÷permet chaque annĂ©e Ă  120 salariĂ©s de l’entreprise de partager, pendant un mois, leurs compĂ©tences au sein d’une entreprise sociale ou ONG dans un pays Ă©mergent. L’intĂ©rĂŞt pour les collaborateurs ? Donner plus de sens Ă  leur travail et comprendre les perspectives de dĂ©veloppement des pays dans lesquels ils partent. Pour SAP, l’objectif est double : supporter l’innovation dans des rĂ©gions Ă©mergentes et accompagner le dĂ©veloppement professionnel et personnel de ses collaborateurs. Plus globalement, le programme permet Ă  51·çÁ÷de supporter sa mission qui consiste Ă  aider le monde Ă  mieux fonctionner et Ă  amĂ©liorer la vie de chacun.

Se sentir utile au développement d’une organisation sociale

Les collaborateurs sĂ©lectionnĂ©s par 51·çÁ÷pour participer Ă  ce programme, appelĂ©s Catalysts, sont des personnes ayant un dĂ©veloppement accĂ©lĂ©rĂ© et un leadership naturel. Dix groupes de douze Catalysts venant du monde entier sont ainsi affectĂ©s Ă  un pays ; et suivis par un mentor, lui-mĂŞme ancien participant au programme. Une fois sur place, le groupe est divisĂ©e en Ă©quipes de trois, chacune Ă©tant associĂ©e Ă  une entreprise sociale ou ONG ayant besoin d’aide dans sa phase de dĂ©veloppement. Les organisations accompagnĂ©es sont sĂ©lectionnĂ©es en accord avec la stratĂ©gie RSE de 51·çÁ÷et doivent mettre l’accent sur l’Ă©ducation, l’enseignement des STIM, la culture numĂ©rique, l’entrepreneuriat (en particulier l’entrepreneuriat social), le perfectionnement de la main-d’Ĺ“uvre et la formation. Elles doivent Ă©galement avoir un modèle de rĂ©ussite stable, ĂŞtre capable de soutenir les participants au programme, et ĂŞtre en mesure d’identifier un projet indispensable Ă  leur succès et rĂ©alisable.

SĂ©bastien Brun, Customer Success Manager chez 51·çÁ÷France, raconte sa pĂ©riode d’acclimatation : « Nous sommes arrivĂ©s en fĂ©vrier 2017 Ă  Ahmedabad, en Inde, et j’ai Ă©tĂ© affectĂ©, avec des collègues irlandais et canadien, Ă  un incubateur local, le CIIE (Center for Innovation Incubation and Entrepreneurship) appartenant Ă  l’universitĂ© de la ville. Les processus utilisĂ©s par cette organisation Ă©taient assez rudimentaires, et ils souhaitaient les automatiser en mettant en place un outil informatique pour facilement dĂ©ployer des contenus et ainsi structurer leurs services. »

Ainsi, la première semaine permet aux équipes, accompagnées du mentor, de définir la méthodologie à mettre en place. Une fois cette étape passée, commence le cœur de l’accompagnement : « Nous les avons aidés à structurer leur service car ils n’avaient aucune expérience en termes de développement d’applications et logiciel. Concrètement, nous avons fait des recommandations sur un cycle de développement et tracé une feuille de route de 18 à 24 mois, incluant par exemple des phases de testing avec des membres de l’écosystème de l’entreprenariat », indique Sébastien. « Nous sommes depuis restés en contact avec l’incubateur, via des points mensuels où nous avons été tenus informés de l’avancement du projet. L’incubateur a depuis réussi à fédérer tout un écosystème d’entrepreneurs autour de réunions ponctuelles, avec des packs de suivi qui les fédèrent. C’est extrêmement valorisant de sentir que, grâce à nos compétences, nous avons pu les aider à remplir leurs objectifs. »

Une expérience marquante personnellement

Au-delĂ  du fait, dĂ©jĂ  très gratifiant, de prendre part au dĂ©veloppement d’une entreprise sociale ou d’une ONG, cette expĂ©rience est marquante d’un point de vue personnel pour les principaux protagonistes. MĂ©lanie Gibeaux, Experte en Marketing Digital chez 51·çÁ÷France, est quant Ă  elle partie aider une entreprise sociale en Equateur : « ce programme m’a permis de sortir de ma zone de confort : travailler avec des gens que je ne connaissais pas pendant un mois, apporter une aide consĂ©quente et avoir l’impression de servir une cause noble Ă©tait extrĂŞmement motivant et valorisant. »

Avec ses collègues sur place, MĂ©lanie a travaillĂ© pour le Lab XXI, une entreprise sociale sensibilisant les professeurs aux intĂ©rĂŞts de leur travail afin de les motiver et ainsi faire baisser le niveau d’abandon scolaire du pays. « J’avais l’impression d’être au cĹ“ur des valeurs que prĂ´ne 51·çÁ÷et qui consiste Ă  aider le monde Ă  mieux fonctionner et Ă  amĂ©liorer la vie des gens », raconte-t-elle.

Cette expérience enrichissante permet ainsi aux collaborateurs sélectionnés de développer une sensibilité culturelle et également d’apprendre de nouvelles compétences via le groupe qu’ils intègrent avec qui ils sont toujours en contact. Sébastien a d’ailleurs déjà réitéré l’expérience en devenant mentor à Bucarest en 2018, et Mélanie le deviendra en juillet 2020 en accompagnant des équipes en Uruguay.

Grâce Ă  ce programme, 51·çÁ÷traduit son engagement sociĂ©tal au-delĂ  des solutions qu’elle propose : l’entreprise permet Ă  ses collaborateurs de partager leurs compĂ©tences et savoir-faire pour amĂ©liorer le quotidien de millions de terriens et, d’une certaine manière, de changer le monde. Caroline Garnier, directrice des Ressources Humaines chez 51·çÁ÷France, indique Ă©galement : « Grâce Ă  51·çÁ÷Social Sabbatical, nous souhaitons proposer Ă  nos collaborateurs des expĂ©riences riches et marquantes leur permettant de dĂ©velopper des compĂ©tences en termes de leadership et d’adaptabilitĂ© en les confrontant Ă  de nouvelles problĂ©matiques et Ă  un cadre de travail en Ă©quipe internationale ».

Depuis le dĂ©but du programme en 2012, 20 collaborateurs basĂ©s en France ont dĂ©jĂ  participĂ© au 51·çÁ÷Social Sabbatical.